La France a un avenir si elle sait avoir un audiovisuel public fort
L’Etat français doit pouvoir proposer une alternative aux acteurs privés de l’audiovisuel, que cela soit en termes d’informations et/ou de divertissement.
Le service public audiovisuel a un devoir de neutralité qui lui permet d’être l’agora où se confrontent librement les idées. Cette singularité fait qu’il ne peut être détenu par un acteur autre que l’Etat.
La démocratie ne peut fonctionner sans contre-pouvoir. Le journalisme en fait partie.
Le service public audiovisuel ne peut coûter davantage que ce qu’il génère. Dans un contexte financier difficile, il faut pouvoir ré-introduire de la publicité après 20h sur les chaînes du service public. Aussi, en tant qu’entreprise, le service public revoir les objectifs de chacune de ses entités.
Au même titre que les ministres, le ou la président(e) de l’ARCOM doit être nommé(e) sur la base de compétences établies pour exercer ce rôle. Il faut dépolitiser le « gendarme » de l’audiovisuel.
La chaîne CNEWS doit être requalifiée de « chaîne d’information » à « chaîne d’opinion » en raison de ses très nombreux manquements à toute déontologie journalistique. Le média Frontières qu’elle emploie à l’antenne travaillent avec des personnes sans de carte de presse – il ne s’agit donc pas de journalisme.
La notion de monopole concernant l’information doit être repensée. Dans ce cas précis, on peut considérer qu’il y a monopole lorsque un nombre important de canaux de communication (télévision, radio, presse écrite, presse digitale…) est détenu par un seul ou un groupe d’actionnaire.
