Revoir notre mode d’administration et de gouvernance

Dans un contexte où les citoyennes et les citoyens ne font plus confiance aux personnes qui les gouvernent, il est important que ces mêmes personnes et que les règles qui les entourent changent. Aussi :

Les personnes qui dirigent des ministères doivent à minima pouvoir justifier d’une expérience étoffée dans le domaine qu’elles représentent. Idéalement, elles doivent provenir de la société civile sans aucune appartenance à un parti politique.

Ex : un(e) ministre ne peut balayer d’un revers de la main la question de sa légitimité sur un poste sur lequel il ou elle n’a aucune expérience.

Les moyens (de transport, de frais de représentation…) mis à la disposition du président, de ses ministres et de toute personne élue ne peuvent être utilisés à des fins personnelles – à moins d’en rembourser les frais ultérieurement.

Pour des montants supérieurs à 1000 euros, le remboursement des sommes est dû et s’applique de façon rétroactive.

Ex : un Premier Ministre ne peut emprunter un Falcon présidentiel pour se rendre au conseil municipal de la commune où il a été élu. En tant que maire, il n’a pas accès à ce moyen de transport.

Une personne élue ne peut utiliser plusieurs dizaines de milliers d’euros pour des achats de « frais de représentation » dont il/elle bénéficie in fine post-mandat.

L’Etat n’est pas redevable à vie du service rendu au plus haut sommet de l’Etat. Ainsi, les avantages dont bénéficient aujourd’hui des ministres parfois éphémères il y a plusieurs dizaines d’années ne doivent plus exister.

L’Assemblée Nationale comme le Sénat ne peuvent voter pour eux-mêmes une augmentation des salaires ou des frais de mandat des députés et des sénateurs. Idéalement, il faudrait que cela ait l’aval « neutre » de la Cour des Comptes.

Toute adminsitration en excédent budgétaire doit pouvoir réinvestir dans une administration en besoin de ressources. Il faut établir une traçabilité claire de ses mouvements de « fonds ».